Le licenciement pendant un arrêt maladie pour dépression est un sujet délicat et même un peu tabou. La dépression, qu’elle soit d’origine professionnelle ou non, soulève des questions complexes concernant les droits des salariés et les obligations des employeurs.

Ici, nous te proposons de découvrir la législation en vigueur, les conseils pratiques et les étapes à suivre pour comprendre le licenciement pendant un arrêt maladie pour dépression.

En ayant connaissance de tes droits, tu réduis la charge mentale et le stress dû aux préoccupations quant à ta situation professionnelle.

Le code du travail français offre une protection aux salariés en arrêt maladie. Selon l’article L.1226-9, un employeur ne peut pas licencier un salarié en raison de son état de santé, sauf dans certaines conditions précises.

Le licenciement peut être envisagé pour des motifs non liés à la maladie, à savoir la perturbation de l’organisation de l’entreprise, la faute grave ou une nécessité économique.

Pour que le licenciement soit légal, il doit remplir les conditions de “cause réelle et sérieuse”. Cela signifie que les motifs doivent être justifiés et non discriminatoires. Les raisons courantes incluent :

La perturbation au fonctionnement de l’entreprise : les absences prolongées ou multiples du salarié pour maladie portent atteinte à la bonne organisation et au fonctionnement de l’entreprise. Elles ne permettent pas son maintien dans l’entreprise et nécessitent son remplacement définitif. L’employeur doit ainsi prouver la nécessité de procéder au remplacement du salarié absent par un CDI.

La faute grave ou lourde : comportements inacceptables comme le nom respect des horaires de sorties indiquées dans l’arrêt maladie ou un abus quant à la véracité ou la nécessité de l’arrêt maladie. Cela peut également être des motifs extérieurs à l’état de santé comme le vol, ou l’insubordination dont l’employeur aurait pris connaissance pendant l’arrêt maladie.

L’inaptitude : constatée par le médecin du travail, après deux examens médicaux. Pour plus d’informations à ce sujet, consulte notre article ici

Le motif économique : restructuration ou difficultés financières de l’entreprise.

La procédure de licenciement commence par la convocation à un entretien préalable. Cette convocation doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge. Elle doit préciser l’objet de l’entretien et la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix.

L’entretien préalable permet à l’employeur d’expliquer les motifs du licenciement et au salarié de présenter ses observations. Si le salarié est en arrêt maladie, l’entretien peut être reporté ou se dérouler en présence d’un représentant du personnel.

Si l’employeur décide de licencier le salarié, il doit notifier sa décision par une lettre de licenciement. Cette lettre doit être motivée et détailler les raisons du licenciement. Elle doit être envoyée après un délai minimum de deux jours ouvrables suivant l’entretien préalable. L’envoi se fait là encore par lettre recommandée avec accusé de réception.

La période de préavis dépend de l’ancienneté du salarié et des conventions collectives applicables. Cependant, si le licenciement est pour faute grave ou lourde, le préavis n’est pas requis.

En fonction du motif de licenciement et de l’ancienneté du salarié, des indemnités peuvent être dues. En cas de licenciement pour inaptitude non professionnelle, le salarié peut percevoir des indemnités spécifiques.

La faute grave est un manquement aux obligations contractuelles du salarié rendant impossible son maintien dans l’entreprise. Elle doit être prouvée par l’employeur et justifiée par des faits précis.

Elle se distingue de la faute lourde qui elle se caractérise par l’intention de nuire à l’employeur en plus du maintien impossible dans l’entreprise.

La procédure de licenciement pour faute grave suit les mêmes étapes que pour un licenciement classique, mais sans période de préavis ni indemnités de licenciement. Le salarié reçoit uniquement ses indemnités de congés payés non pris.

Le médecin du travail joue un rôle clé dans le processus de licenciement pour inaptitude. Après deux visites médicales espacées de quinze jours, le médecin peut déclarer le salarié inapte à reprendre son poste. L’employeur doit alors rechercher un poste de reclassement compatible avec les capacités du salarié.

L’employeur est tenu de proposer un poste de reclassement adapté aux compétences et capacités du salarié inapte. Si aucun poste n’est disponible, ou si le salarié refuse les propositions, l’employeur peut procéder au licenciement pour inaptitude.

Le licenciement pour motif économique est justifié par des raisons économiques, telles que des difficultés financières ou une réorganisation nécessaire pour préserver la compétitivité de l’entreprise. Ce type de licenciement doit être validé par des preuves concrètes de la situation économique de l’entreprise.

La procédure de licenciement économique inclut une consultation des représentants du personnel, l’élaboration d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et des propositions de reclassement pour les salariés concernés.

Si tu reçois une convocation à un entretien préalable pendant ton arrêt maladie, voici quelques conseils : 

Préparer tes arguments : Note les points que tu souhaites aborder et les questions que tu veux poser. 

Se faire accompagner : Choisis une personne de confiance pour t’accompagner à l’entretien.

Consulter un avocat : Si tu as des doutes sur la légalité de la procédure, un avocat spécialisé en droit du travail peut t’aider.

En cas de réception d’une lettre de licenciement :

Demande des explications : tu peux interroger ton employeur sur la date de fin de ton contrat de travail et les modalités pour récupérer ton solde de tout compte et autres documents importants nécessaires.

Dans le cas où tu estimes que le licenciement est abusif, tu peux saisir le conseil de prud’hommes. S’en suivra une procédure judiciaire pour laquelle tu devras recourir à l’aide d’un avocat.

La perte d’emploi peut être une période difficile, mais voici quelques étapes pour la préparer au mieux :

Rechercher un nouvel emploi : Mets à jour ton CV et commence à chercher des offres correspondant à tes compétences.

Se former : Profite de cette période pour développer de nouvelles compétences ou suivre des formations.

Se faire accompagner : Les conseillers de France Travail peuvent t’aider dans tes démarches de recherche d’emploi.

Le licenciement pendant un arrêt maladie pour dépression est une situation complexe nécessitant une bonne compréhension de la législation et des procédures en vigueur. En tant que salarié, il est crucial de connaître tes droits et de savoir comment réagir face à un éventuel licenciement. En suivant les conseils et étapes détaillées dans cet article, tu seras mieux préparé à défendre tes intérêts et à naviguer dans cette période délicate.

Un licenciement peut être un événement traumatisant, affectant ta confiance en toi et ton moral, plus encore si tu es déjà dépressif.

En te concentrant sur ta santé mentale, tu te donnes les moyens de surmonter cette période difficile avec résilience et optimisme.

Prendre soin de toi avec la méditation ou la pleine conscience t’aidera à gérer le stress, à rester motivé et à aborder ta recherche d’emploi avec une attitude positive.

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Cela te donnera également l’occasion de réfléchir sereinement à tes objectifs personnels et professionnels, de te former émotionnellement et de te préparer efficacement pour tes futurs entretiens.

En prenant soin de toi, tu renouvelles ta confiance et ton énergie, ce qui est essentiel pour impressionner les recruteurs et réussir ta réintégration dans le monde du travail.

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